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Lors d'une sortie dans un parc de jeux couvert avec des toboggans, château gonflable et bien d'autres, nous avons rencontré une maman avec son petit garçon de 2 ans et demi.
Mon fils s'amusait beaucoup et ce petit garçon voulait interagir avec lui, je le voyais très excité. Lui aussi s'amusait beaucoup.
A un moment, ce petit garçon s'est approché de mon fils et a commencé à mettre ses mains autour du cou de mon fils. Sa maman, qui n'était pas loin, a tout de suite réagi en lui disant non. L'enfant a entendu sa maman et a enlevé ses mains pour finalement faire un câlin et un bisou à mon fils.
Mais pourquoi cet enfant allait “étrangler” mon fils ?
Ce geste pouvait faire peur et devait être arrêté. Mais cela ne signifie pas nécessairement que cet enfant cherchait à faire du mal. La suite de la scène laisse plutôt penser qu'il cherchait à entrer en contact avec mon fils et à exprimer son excitation, mais que son premier geste n'était pas adapté.
En effet, lorsqu'un enfant s'amuse beaucoup et qu'il y a des stimulations voire des sur-stimulations (bruit, lumières vives, excitation des autres enfants...), il peut facilement y avoir un trop plein d'émotions et donc des débordements.
On parle souvent de débordements, d'émotions dites négatives (colère, tristesse) mais beaucoup moins des émotions que l'on considère généralement comme agréables, comme la joie.
Pourtant, la joie elle aussi peut déborder. Ici, cet enfant avait tellement de joie qu’il avait besoin de la partager.
À cet âge, les capacités qui permettent de freiner un geste, d’attendre ou d'adapter son comportement sont encore en plein développement. Lorsque l’excitation devient très forte, le corps peut parfois agir avant que l’enfant ait pu ajuster son geste. On le voit très bien, lorsque sa maman l'a arrêté dans son élan parce que le geste n'était pas approprié, il avait quand même besoin de partager sa joie. Son premier geste était de l'ordre d'une pulsion alors que le second a pu respecter son besoin de démonstration avec un câlin et un bisou tout en respectant mon fils.
Ici, la joie n'est pas le problème. Mais à cette joie peuvent s'ajouter l'excitation, le bruit, le mouvement, les sollicitations sensorielles et la présence des autres enfants. Tout cela peut augmenter fortement le niveau d'activation de l'enfant. Ses capacités à moduler ses gestes étant encore en développement, elles peuvent momentanément être dépassées.
Comment aider son enfant lors d'un débordement émotionnel ?
Tout d'abord, il faut bien comprendre que chaque enfant est différent et donc le besoin aussi. D'autre part, cela dépendra de l'émotion en elle-même. Un débordement de colère n'a pas le même besoin qu'un débordement de joie.
Ici, la maman a tout de suite réagi en disant non, ce qui a permis d'interpeller son fils, un peu comme si on le réveillait. Avec son regard et sa voix, elle a pu être présente et le guider sans juger son premier geste inapproprié.
Je pense qu'il est important de faire la différence entre un acte de pulsion et un acte réfléchi. Lorsque l'on comprend cette différence, cela nous permet, en tant que parents, de prendre de la distance sur l'acte de pulsion pour mieux accompagner notre enfant ensuite.
Voici donc quelques conseils :
Arrêter le geste si nécessaire, sans confondre le geste avec l’intention de l’enfant
Être présent sans jugement (autant que possible) par le regard, la voix ou le toucher en fonction de l'enfant et du besoin du moment
Attendre que votre enfant soit de nouveau disponible pour vous écouter avant de chercher à lui expliquer ou à le guider
Ne pas hésiter à mettre votre enfant en sécurité physique et émotionnelle (si le débordement est dû à une surstimulation, le sortir de celle-ci même si c'est pendant vos courses)
N'hésitez pas à dire à votre enfant : “Je vois que [Prénom de votre enfant] est en colère / triste / très joyeux” - Utiliser le prénom de votre enfant a plus d'impact que le “tu”
Comprendre un comportement ne signifie pas tout accepter. On peut arrêter un geste tout en cherchant à comprendre ce qui l’a provoqué
Les débordements émotionnels arrivent et arriveront encore. Les accepter, c'est déjà mieux les accompagner. Un enfant ne se définit pas par ses débordements, tout comme les parents ne se définissent pas par la façon de les gérer.
Le plus important est de garder le lien.
"Si vous reconnaissez votre enfant dans ces moments de débordement, sachez qu'il existe des solutions douces pour l'accompagner."
“Si cet article vous a aidé à mieux comprendre votre enfant, vous pouvez me laisser un message. Je serai ravie de vous lire.
Si vous souhaitez être accompagné(e) pour mieux comprendre et apaiser les réactions de votre enfant, je propose des consultations en naturopathie adaptées aux enfants sensibles."
Guénaëlle
Fondatrice d'Infinity
Naturopathe & réflexologue
"J'aide les parents à comprendre leurs enfants pour mieux les accompagner"